Retour sur la Journée de l’ingénierie 2026 : mobiliser les ingénieurs pour penser les défis de demain
Le 23 mars 2026, le Collège d’Ingénierie Lyon – Saint-Étienne a organisé à Lyon la deuxième édition de la Journée de l’Ingénierie, réunissant lycéens, étudiants, enseignants-chercheurs, acteurs socio-économiques et citoyens autour d’un objectif commun : interroger le rôle de l’ingénierie face aux limites écologiques de la planète.
Porté par l’alliance de Centrale Lyon, l’ENTPE, l’INSA Lyon et Mines Saint-Étienne, cet événement s’inscrit pleinement dans la mission du Collège : placer l’ingénierie au service des grandes transitions. Rythmée par des tables rondes, des échanges et des actions de médiation scientifique, la journée a favorisé le dialogue entre mondes académique, industriel et institutionnel.
Une ingénierie au cœur des transformations
Tout au long de la journée, les échanges ont mis en lumière une conviction partagée : les défis environnementaux et sociétaux ne peuvent être relevés sans une transformation profonde des pratiques d’ingénierie.
De la neutralité carbone à la gestion des ressources naturelles, en passant par les enjeux éthiques liés à l’intelligence artificielle, les discussions ont illustré la diversité des responsabilités portées aujourd’hui par les ingénieurs.
Plusieurs interventions ont souligné la nécessité de dépasser une approche strictement technologique pour intégrer des dimensions économiques, sociales et politiques.
Au-delà des constats, des pistes d’action concrètes ont émergé :
- intégrer les contraintes environnementales dès la conception des projets,
- renforcer les coopérations entre acteurs publics et privés,
- arbitrer entre sobriété, performance et acceptabilité,
- ancrer les projets dans les réalités territoriales.
La journée a également permis de sensibiliser un jeune public, avec près de 300 lycéens présents, confirmant l’importance de faire découvrir les métiers de l’ingénierie.
Former des ingénieurs engagés et responsables
Les échanges ont mis en évidence l’évolution nécessaire des formations d’ingénieurs.
Face à la complexité des enjeux contemporains, l’ingénieur ne peut plus être uniquement un expert technique : il devient un acteur de transformation, capable de dialoguer avec une diversité d’acteurs et d’intégrer les impacts globaux de ses décisions.
Former des ingénieurs-citoyens, capables de raisonner en cycle de vie, d’intégrer les enjeux environnementaux et de questionner les finalités des projets, apparaît aujourd’hui comme une priorité.
Dans cette dynamique, la médiation scientifique joue un rôle clé : rendre les enjeux accessibles et partager les connaissances sont devenus des compétences essentielles.
Une ingénierie de coopération pour répondre aux défis
Cette édition a également mis en lumière les tensions liées aux ressources, notamment l’eau, ou encore les enjeux de sobriété énergétique et numérique.
Les discussions ont rappelé que les réponses ne peuvent être uniquement techniques, mais reposent sur des choix collectifs et des coopérations renforcées.
En clôture, le grand témoin de la journée, Cyril Dion, a appelé à repenser les modèles de développement face aux limites planétaires, en articulant action climatique, adaptation et régénération des écosystèmes.
À travers cet événement, le Collège d’Ingénierie réaffirme son ambition :
former et mobiliser des ingénieurs capables d’agir sur trois enjeux majeurs — décarbonation, économie circulaire et numérique responsable — et de contribuer activement à la transformation durable de la société.